Hier soir, en commission mixte paritaire, la suppression des ZFE a été validée dans la loi.
C’est une grande victoire.
Une victoire collective.
Une victoire populaire.
Les #Gueux sont nés de cette bataille.
Ils sont nés du refus d’un dispositif liberticide, ségrégationniste, profondément anti-républicain, qui excluait des millions de Français de leur propre territoire au nom d’une écologie hors-sol.
Cette victoire, nous ne l’avons pas gagnée seuls.
Nous l’avons gagnée ensemble : avec les motards, les automobilistes, les maires, les députés de tous bords, les citoyens mobilisés partout en France.
Contre l’arrogance technocratique, le bon sens a tenu.
Et il a gagné. Qu’ils en soient tous remerciés.
C’est d’abord un immense soulagement pour des millions de familles qui ne seront plus contraintes dans leurs déplacements, humiliées, culpabilisées, assignées à une forme de résidence sociale.
C’est ensuite la preuve éclatante que la mobilisation paie : 78 % des Français souhaitaient cette abrogation. Elle est désormais actée.
Cette victoire dit quelque chose d’essentiel :
il n’y a aucune fatalité.
Quand le peuple s’unit, quand les colères se rassemblent, quand on agit concrètement, le réel peut changer.
C’est toute l’essence du mouvement des #Gueux :
cause après cause, être utile.
Gagner non pour nous, mais pour le pays.
Mais cette victoire doit aussi être lue dans un contexte plus large.
Car le pays est enlisé dans un bourbier économique, sécuritaire et institutionnel, que des décennies de politiques déconnectées ont patiemment creusé.
Et pendant ce temps, sur la scène internationale, la France apparaît affaiblie, marginalisée, impuissante, incapable de peser réellement sur les grands équilibres du monde. Les crises s’enchaînent, les rapports de force se durcissent, et notre voix porte de moins en moins.
Cette impuissance extérieure est le reflet direct de notre affaissement intérieur.
On n’en sortira pas sans rendre leur place aux citoyens.
On n’en sortira pas sans un sursaut français, profond, civique, collectif.
La victoire contre les ZFE n’est pas seulement une bonne nouvelle législative.
C’est un signal.
Un rappel puissant que le peuple n’est ni condamné à subir, ni voué à l’impuissance.
Elle doit redonner confiance.
Confiance dans notre capacité à nous mobiliser.
À nous réveiller.
À nous organiser.
À faire reculer des politiques injustes quand elles heurtent le réel et la dignité.
Mais cette confiance n’a de valeur que si elle se transforme en engagement.
Rien ne se fera par délégation magique.
Rien ne se fera sans implication personnelle, sans vigilance collective, sans continuité dans l’action.
Plus que jamais, nous devons nous mobiliser.
Rejoindre le mouvement de ceux qui ne se résignent pas.
De ceux qui partagent les colères légitimes d’un peuple qui souffre.
De ceux qui ne font pas de promesses, mais agissent concrètement pour éviter le pire.
Mais rien n’est totalement terminé.
Il reste encore deux étapes décisives :
– le vote solennel de la loi, fin janvier ;
– la promulgation par le Président de la République.
Nous serons vigilants jusqu’au bout.
Et surtout, nous continuons.
Les prochaines batailles sont déjà là :
la PPE des #Gueux, pour sécuriser et faire baisser les factures d’électricité des Français ;
le référendum, pour redonner enfin la parole au peuple, retisser le lien entre la nation et son avenir, permettre à chacun d’avoir son mot à dire.
Rien n’est foutu.
Rien ne se passe jamais comme prévu.
Vous pouvez compter sur nous pour refuser toute fatalité et préparer, avec vous, un avenir meilleur pour tous.
Alexandre Jardin
Président de l’association Les #Gueux


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